Le rachat d’or en Suisse est une activité qui se situe au croisement de la finance, de la bijouterie, de l’horlogerie, de la gestion patrimoniale et de l’histoire familiale. Il concerne aussi bien les particuliers souhaitant vendre quelques bijoux inutilisés que les familles confrontées à une succession, les collectionneurs de monnaies anciennes ou les propriétaires de montres et d’objets précieux.
En Suisse, l’or occupe une place particulière. Le pays possède une tradition bancaire et horlogère reconnue, une industrie de l’affinage des métaux précieux et une longue histoire de conservation du patrimoine sous forme d’actifs tangibles.
Pourtant, de nombreuses questions subsistent. Comment calculer la valeur d’un bijou ? Quelle différence entre l’or 18 carats et l’or 24 carats ? Faut-il vendre ses pièces d’or à un comptoir ou à un numismate ? Comment partager équitablement les bijoux d’une succession ? Quels sont les droits du vendeur ? Pourquoi deux professionnels proposent-ils des prix différents pour le même objet ?
Cette encyclopédie apporte des réponses détaillées et accessibles, en tenant compte des particularités du marché suisse, des traditions familiales et des réalités économiques des différents cantons.
L’or en Suisse : histoire, économie et patrimoine
Pourquoi la Suisse occupe-t-elle une place importante sur le marché mondial de l’or ?
La Suisse est historiquement un centre majeur du commerce, de la transformation et du raffinage des métaux précieux. Son rôle repose notamment sur son savoir-faire industriel, ses infrastructures financières et la présence d’entreprises spécialisées dans l’affinage.
Le Tessin, avec des acteurs implantés notamment autour de Mendrisio et de Castel San Pietro, joue un rôle dans cette industrie. D’autres activités liées aux métaux précieux se trouvent en Suisse romande et alémanique.
L’or peut entrer en Suisse sous différentes formes : lingots, or brut, bijoux destinés au recyclage ou métaux issus de circuits industriels. Il peut ensuite être analysé, affiné et transformé selon les besoins du marché.
Il convient néanmoins de distinguer cette industrie internationale du rachat d’or auprès des particuliers. Un comptoir local ne pratique pas nécessairement les mêmes activités qu’une raffinerie ou qu’un négociant institutionnel.
L’or comme réserve de valeur dans les familles suisses
Dans de nombreuses familles, l’or représente davantage qu’un placement financier.
Une alliance transmise par une grand-mère, une montre offerte pour une retraite, une pièce Vreneli reçue à la naissance ou un bracelet acheté lors d’un mariage peuvent traverser plusieurs générations.
Cette transmission est particulièrement intéressante parce qu’elle associe trois formes de valeur :
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La valeur métallique, liée à la quantité d’or fin.
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La valeur patrimoniale, liée à la rareté, à la qualité ou à l’intérêt historique de l’objet.
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La valeur sentimentale, liée aux souvenirs et aux relations familiales.
Ces trois valeurs ne coïncident pas nécessairement. Une petite médaille peut avoir une faible valeur de revente, mais représenter un souvenir irremplaçable.
Inversement, un bracelet démodé, oublié dans un tiroir depuis trente ans, peut posséder une valeur financière significative.
Comprendre les différentes formes d’or
L’or pur ou or 24 carats
L’or 24 carats correspond à un métal dont la pureté est très élevée, généralement proche de 999 ou 999,9 millièmes.
Il est principalement utilisé dans les lingots, certaines pièces d’investissement et des applications spécialisées.
En bijouterie, l’or pur est relativement tendre. Il est donc fréquemment mélangé à d’autres métaux pour améliorer sa résistance.
L’or 22 carats
L’or 22 carats contient environ 91,7 % d’or pur.
On le rencontre notamment dans certaines pièces historiques et dans des bijoux provenant de traditions joaillières où les alliages à forte teneur en or sont privilégiés.
L’or 18 carats
L’or 18 carats contient 75 % d’or pur.
Très présent dans la bijouterie suisse, il offre un équilibre entre richesse en métal précieux, résistance et possibilités de fabrication.
Le poinçon 750 est l’un des marquages les plus connus.
L’or 14 carats et l’or 9 carats
L’or 14 carats contient 58,5 % d’or pur, tandis que l’or 9 carats en contient 37,5 %.
Ces alliages peuvent être présents dans des bijoux contemporains, anciens ou importés.
Un bijou plus lourd en or 9 carats ne vaut donc pas automatiquement davantage qu’un bijou plus léger en or 18 carats.
Les couleurs de l’or : jaune, blanc, rose et rouge
La couleur d’un bijou dépend principalement des métaux associés à l’or.
L’or jaune est généralement obtenu avec des proportions adaptées d’argent et de cuivre. L’or rose contient davantage de cuivre. L’or blanc peut contenir notamment du palladium, de l’argent ou d’autres métaux autorisés selon l’alliage.
Lors d’un rachat or à Genève, la couleur ne suffit pas à déterminer la valeur.
Deux bijoux de 20 grammes, l’un en or jaune 18 carats et l’autre en or rose 18 carats, contiennent théoriquement la même quantité d’or pur si leur titre et leur poids net sont identiques.
D’autres éléments peuvent néanmoins influencer le prix de revente, notamment la composition exacte de l’alliage, la présence de pierres et la valeur du bijou comme objet fini.
Les poinçons suisses et internationaux
Les poinçons permettent d’identifier certaines caractéristiques d’un ouvrage en métal précieux.
Les marquages courants comprennent 375, 585, 750, 916 et 999.
Cependant, un poinçon ne constitue pas à lui seul une preuve absolue de composition. Il peut être usé, mal interprété ou frauduleusement reproduit.
L’expertise d’un professionnel reste donc importante, particulièrement pour les bijoux anciens ou de provenance inconnue.
En Suisse, le contrôle des métaux précieux relève d’un cadre légal spécifique, destiné notamment à encadrer les indications de titre et les ouvrages commercialisés.
Comment fonctionne le prix de rachat de l’or en Suisse ?
Le prix de rachat dépend de quatre paramètres essentiels : le poids, le titre, le cours de l’or et les conditions proposées par le professionnel.
Un bijou de 10 grammes en or 18 carats contient théoriquement 7,5 grammes d’or pur.
Pour calculer sa valeur métallique, il faut multiplier cette quantité par le cours de référence du gramme d’or pur.
Simulateur pédagogique de valeur de l’or
Ce calculateur utilise un cours fictif que vous pouvez modifier. Il ne donne pas une offre commerciale ni une cotation en direct.
Quantité d’or fin
15,00 g
Valeur métallique
1 800,00 CHF
Estimation indicative après décote
1 584,00 CHF
Hypothèse sans pierres ni matériaux non précieux. La décote est modifiable et ne représente pas un tarif de marché vérifié.
Pourquoi deux acheteurs proposent-ils des prix différents ?
Deux comptoirs peuvent examiner exactement le même bijou et formuler des propositions distinctes.
Ces différences s’expliquent par leur modèle économique, leur capacité de traitement, leurs frais, leurs débouchés commerciaux et leur marge.
Un établissement spécialisé dans le recyclage valorise principalement le métal. Une bijouterie peut parfois envisager de revendre l’objet complet. Une maison de ventes peut rechercher des collectionneurs susceptibles de payer davantage pour une pièce rare.
Il est donc utile de comparer les propositions en tenant compte du montant net final, mais également des méthodes d’évaluation.
Les bijoux en or dans les familles suisses
L’alliance : symbole matrimonial et patrimoine transmissible
L’alliance est l’un des bijoux les plus chargés de sens.
Elle représente un engagement, une union et parfois plusieurs décennies de vie commune. Après un décès, elle peut devenir un souvenir particulièrement important pour les enfants et petits-enfants.
Certaines familles choisissent de conserver les alliances dans leur forme originale. D’autres les font transformer en pendentifs ou en nouveaux bijoux.
La vente reste possible, mais elle mérite d’être discutée lorsque plusieurs personnes sont attachées à l’objet.
Les bijoux offerts à la naissance
Dans certaines familles suisses, les enfants reçoivent des médailles, des bracelets, des chaînes ou des pièces d’or à l’occasion d’une naissance ou d’un baptême.
Ces objets peuvent rester conservés pendant des décennies.
Une médaille offerte en 1960 peut aujourd’hui posséder une valeur métallique sensiblement différente de son prix d’achat initial, en raison de l’évolution du cours de l’or.
Mais sa valeur sentimentale peut rester l’élément déterminant.
Les bijoux de mariage et les traditions culturelles
La Suisse accueille des familles issues de nombreuses traditions culturelles.
Dans certaines d’entre elles, les bijoux en or constituent une composante importante des cadeaux de mariage.
Colliers, bracelets, parures et pièces d’or peuvent représenter à la fois un symbole familial et une forme de sécurité financière.
Lors d’une séparation ou d’une succession, leur propriété et leur destination peuvent soulever des questions spécifiques.
Il faut alors distinguer la tradition familiale des droits juridiques applicables.
Les bijoux qui ne correspondent plus aux goûts actuels
Un bijou peut avoir été très apprécié à une époque et ne plus correspondre aux préférences des générations suivantes.
C’est notamment le cas de certaines chaînes massives, bagues anciennes ou parures imposantes.
Avant de vendre, une transformation peut être envisagée.
Un artisan joaillier peut parfois réutiliser le métal et les pierres pour créer un objet contemporain, tout en conservant une partie de la matière d’origine.
Rachat d’or et succession en Suisse
Qui peut vendre les bijoux d’une personne décédée ?
La réponse dépend de la situation successorale.
Lorsque plusieurs héritiers détiennent ensemble des biens de la succession, la vente ne doit pas être décidée unilatéralement sans vérifier les droits de chacun.
Un inventaire constitue une première étape essentielle.
Il devrait comprendre la description des bijoux, leur poids approximatif, leurs poinçons, les documents disponibles et, si nécessaire, une photographie.
Comment partager équitablement une collection familiale ?
Imaginons une succession comprenant une montre ancienne, deux alliances, un collier en or, plusieurs bracelets et dix pièces Vreneli.
Les héritiers peuvent envisager une attribution des objets, une compensation financière entre eux ou une vente suivie du partage du produit.
La difficulté réside dans le fait que certains objets ont une valeur affective différente pour chaque héritier.
Une estimation indépendante permet de distinguer les préférences personnelles des valeurs marchandes.
Faut-il vendre rapidement les bijoux d’une succession ?
Pas nécessairement.
Sauf urgence particulière, prendre le temps d’identifier les objets, de rechercher les certificats et de consulter les proches peut éviter des regrets.
Il faut notamment éviter de vendre au poids une montre de collection ou un bijou signé dont la valeur peut dépasser celle du métal.
Les bijoux familiaux peuvent-ils créer des conflits ?
Oui, et pas uniquement pour des raisons financières.
Un héritier peut considérer qu’une bague lui avait été promise. Un autre peut estimer qu’elle appartient à l’ensemble de la succession.
Les souvenirs, les paroles anciennes et les attentes personnelles ne correspondent pas toujours aux dispositions juridiques.
Dans les situations complexes, l’intervention d’un notaire peut contribuer à clarifier les droits et les possibilités de partage.
Les pièces d’or suisses : Vreneli, Helvetia et monnaies historiques
Les pièces d’or occupent une place particulière dans le patrimoine helvétique.
Le Vreneli de 20 francs
Le Vreneli de 20 francs est l’une des pièces d’or suisses les plus connues. Il pèse environ 6,45 grammes et contient environ 5,81 grammes d’or fin.
Sa valeur dépend notamment du cours de l’or, de son état et, pour certains millésimes, de son intérêt numismatique.
Les pièces de 10 francs et de 100 francs
Les pièces de 10 francs Vreneli sont plus petites, tandis que certaines émissions de 100 francs présentent un intérêt particulier pour les collectionneurs.
La rareté d’une émission peut influencer sa valeur bien davantage que son seul poids en métal précieux.
Les pièces étrangères présentes dans les familles suisses
On rencontre également des Napoléons français, des souverains britanniques, des pièces italiennes, allemandes, autrichiennes ou d’autres monnaies historiques.
La diversité de ces collections reflète notamment les échanges commerciaux, les migrations et les transmissions familiales.
Avant toute vente, une vérification numismatique peut éviter de céder une pièce rare à sa seule valeur de fonte.
Les lingots d’or et l’or d’investissement
Un lingot n’est pas évalué exactement comme un bijou.
Il est généralement accompagné d’indications sur son poids, sa pureté, son fabricant et parfois d’un certificat ou d’un emballage scellé.
Les formats peuvent aller de quelques grammes à plusieurs kilogrammes.
Le prix de revente dépend du cours de l’or, de la reconnaissance du fabricant, de l’authenticité et des conditions proposées par l’acheteur.
Il faut également distinguer la prime payée à l’achat du montant récupérable à la revente.
Les lingots hérités
Un lingot reçu en héritage doit être intégré à l’inventaire successoral et évalué selon les règles applicables.
Sa valeur peut être importante et justifier des mesures de conservation et de sécurité adaptées.
Faut-il retirer un lingot de son emballage ?
Il est généralement préférable de conserver les emballages, certificats et documents d’origine.
Un emballage endommagé ne détruit pas la valeur de l’or, mais peut nécessiter des vérifications supplémentaires lors de la revente.
Rachat de montres en or en Suisse
La Suisse possède une tradition horlogère exceptionnelle. Les montres en or représentent donc une catégorie particulière du marché des objets précieux.
Une montre peut contenir de l’or dans son boîtier, son bracelet, sa boucle ou certains composants.
Mais sa valeur ne dépend pas uniquement de la quantité de métal.
La marque, la référence, le mouvement, l’état, l’authenticité et la rareté peuvent influencer fortement le prix.
Une montre de collection devrait donc être examinée comme un objet horloger avant d’être évaluée pour la fonte.
Cela concerne notamment les montres anciennes transmises dans les familles de Genève, Lausanne, Neuchâtel, La Chaux-de-Fonds, Le Locle ou Bienne.
Le rachat d’or selon les régions suisses
La législation fédérale constitue un cadre commun, mais les habitudes commerciales et les attentes des particuliers peuvent varier.
Genève : joaillerie, patrimoine et clientèle internationale
À Genève, le rachat d’or s’inscrit dans un environnement marqué par la joaillerie, l’horlogerie et les échanges internationaux.
Les besoins concernent aussi bien les bijoux familiaux que les pièces d’investissement et les montres anciennes.
Lausanne et le canton de Vaud
À Lausanne, Renens, Pully, Prilly, Morges, Nyon, Vevey et Montreux, les particuliers peuvent rechercher des estimations de bijoux, de pièces ou de collections familiales.
Les successions, les changements de situation personnelle et la revente d’objets inutilisés figurent parmi les situations courantes.
Valais : Sion, Sierre, Martigny et Monthey
En Valais, les bijoux hérités, les montres et les pièces d’or peuvent constituer une partie du patrimoine familial.
La transmission entre générations est un élément important à considérer, notamment lorsqu’un ensemble de biens doit être partagé entre plusieurs héritiers.
Fribourg, Neuchâtel et Jura
À Fribourg, Bulle, Neuchâtel, La Chaux-de-Fonds, Delémont ou Porrentruy, l’évaluation des bijoux anciens peut également concerner des pièces d’horlogerie ou des objets d’orfèvrerie.
Berne, Zurich et Bâle
Dans les grandes villes alémaniques, le marché peut comprendre des acteurs spécialisés dans les métaux d’investissement, les bijoux, les montres et les collections.
Comparer les offres reste important, indépendamment de la langue ou du canton.
Tessin : Lugano, Bellinzone, Locarno et Mendrisio
Le Tessin entretient des liens économiques et culturels avec l’Italie, où les traditions de joaillerie et de travail de l’or sont importantes.
Les bijoux familiaux d’origine italienne peuvent présenter des titres, des poinçons et des styles différents de ceux couramment rencontrés en Suisse romande.
L’expertise doit donc tenir compte de leur provenance et de leurs caractéristiques.
La législation suisse sur le rachat d’or
Le commerce des métaux précieux est encadré par la loi fédérale sur le contrôle des métaux précieux et par des dispositions relatives à la lutte contre le blanchiment d’argent.
Depuis le 1er janvier 2024, les acheteurs exerçant professionnellement une activité d’acquisition de métaux précieux usagés destinés à la fonte doivent, lorsque les conditions légales sont réunies, être enregistrés ou détenir une patente.
Le seuil définissant cette activité professionnelle est notamment fixé à 50 000 CHF de marchandises achetées par année civile.
L’identification du vendeur
Un professionnel soumis aux obligations de diligence doit pouvoir identifier ses clients et documenter les achats.
Il peut demander une pièce d’identité et des renseignements sur l’origine des objets.
Ces procédures participent à la traçabilité des métaux précieux et à la prévention du commerce d’objets volés.
Comment vérifier le sérieux d’un acheteur ?
Il est recommandé de privilégier un professionnel identifiable, disposant d’une adresse commerciale claire, d’une réputation vérifiable et des autorisations requises pour son activité.
L’Office fédéral de la douane et de la sécurité des frontières recommande également de choisir soigneusement son acheteur et de vérifier les conditions de la transaction.
Fiscalité du rachat d’or en Suisse
La vente d’or est-elle soumise à la TVA ?
La distinction fondamentale concerne la nature du produit et de l’opération.
L’or d’investissement répondant aux critères légaux bénéficie d’une exonération de TVA. En revanche, les opérations commerciales portant sur des bijoux destinés à être réutilisés ne bénéficient pas automatiquement du même régime.
Certaines opérations concernant l’or destiné à l’affinage ou à la récupération sont également exonérées sous conditions.
Faut-il payer un impôt sur le bénéfice réalisé ?
Pour un particulier suisse qui vend un élément de sa fortune privée, le gain en capital mobilier est en principe exonéré de l’impôt sur le revenu.
Cependant, une activité de négoce exercée à titre professionnel peut être traitée différemment.
L’or détenu comme élément de fortune peut également entrer dans le calcul de l’impôt sur la fortune selon les règles cantonales applicables.
Les bijoux hérités sont-ils imposables ?
Il faut distinguer les droits de succession, l’impôt sur la fortune et les conséquences éventuelles d’une revente.
La fiscalité successorale dépend notamment du canton, du lien de parenté et de la situation des héritiers.
Un conseil fiscal individualisé est préférable pour les patrimoines importants ou les successions internationales.
Les risques de fraude et les précautions indispensables
Le rachat d’or attire parfois des opérateurs peu transparents.
Les principales situations à surveiller sont les offres formulées sans pesée compréhensible, les tests destructifs non autorisés, les frais non annoncés et les pressions pour vendre immédiatement.
Une vigilance particulière est nécessaire lors des achats à domicile, des offres temporaires ou des transactions à distance.
Avant de remettre des objets précieux à un tiers, il est recommandé de documenter leur état, leur poids approximatif et leurs caractéristiques.
Faut-il vendre son or à distance ou en magasin ?
La vente en magasin permet généralement d’assister aux principales étapes de l’évaluation et de poser des questions directement.
La vente à distance peut être pratique, mais elle exige davantage de précautions concernant le transport, l’assurance, la traçabilité, les modalités de retour et les conditions de refus de l’offre.
Pour les objets de grande valeur ou les bijoux présentant une importance familiale, une expertise en personne peut être préférable.
Questions fréquentes sur le rachat d’or en Suisse
Peut-on vendre de l’or sans facture ?
Oui, dans de nombreuses situations, mais l’acheteur peut demander des justificatifs de provenance ou refuser une transaction insuffisamment documentée.
Peut-on vendre des dents en or ?
Certains professionnels acceptent l’or dentaire. Sa composition peut varier et nécessiter une analyse particulière.
Peut-on vendre des bijoux gravés ?
Oui. Une gravure personnelle ne supprime pas la valeur métallique du bijou. Elle peut toutefois avoir une importance sentimentale pour son propriétaire.
Peut-on vendre une seule boucle d’oreille ?
Oui. Une boucle dépareillée peut être évaluée pour son contenu en or, même si elle n’a plus d’utilité comme bijou complet.
Peut-on vendre des bijoux plaqués or ?
Le plaqué or contient généralement une couche très fine de métal précieux. Sa récupération est souvent peu rentable à l’échelle d’un objet individuel.
Un bijou ancien vaut-il toujours plus cher ?
Non. L’ancienneté seule ne garantit pas une valeur supplémentaire. La rareté, la qualité, la signature, l’état et la demande sont déterminants.
Peut-on vendre des pièces d’or étrangères en Suisse ?
Oui, sous réserve des vérifications et obligations applicables. Leur estimation dépend de leur teneur en or et, éventuellement, de leur valeur numismatique.
Une estimation oblige-t-elle à vendre ?
Pas en principe lorsqu’il s’agit d’une estimation sans engagement. Il faut toutefois vérifier les conditions du professionnel, notamment les frais d’expertise éventuels.
Quel est le meilleur moment pour vendre son or ?
Il n’existe pas de moment universellement optimal. Le cours évolue, et attendre une hausse comporte toujours le risque d’une baisse.
Peut-on vendre l’or d’un parent vivant ?
Uniquement si l’on est propriétaire des objets ou si l’on dispose de l’autorisation ou du pouvoir légal nécessaire pour agir en son nom.
Les bijoux en or doivent-ils être assurés ?
Cela dépend de leur valeur et du contrat d’assurance ménage. Les plafonds, exclusions et conditions applicables aux objets précieux doivent être vérifiés.
Glossaire encyclopédique du rachat d’or
| Terme | Définition |
|---|---|
| Affinage | Procédé visant à purifier un métal précieux |
| Alliage | Mélange de plusieurs métaux |
| Carat | Unité exprimant la proportion d’or dans un alliage, sur une base de 24 |
| Comptoir d’or | Établissement proposant notamment l’achat de métaux précieux |
| Cours spot | Prix de référence du métal pour une livraison immédiate sur le marché |
| Décote | Réduction appliquée par rapport à une valeur de référence |
| Fonte | Opération consistant à faire passer un métal à l’état liquide |
| Or 750 | Alliage contenant 75 % d’or pur |
| Or fin | Or exprimé en quantité de métal pur |
| Orfèvrerie | Travail et fabrication d’objets en métaux précieux |
| Poinçon | Marque servant notamment à identifier le titre ou d’autres caractéristiques réglementaires |
| Prime numismatique | Valeur supplémentaire liée à l’intérêt d’une monnaie pour les collectionneurs |
| Titre | Proportion de métal précieux dans un alliage |
| Vreneli | Pièce d’or suisse historique |
| Valeur de fonte | Valeur liée au métal récupérable, indépendamment de l’objet fini |
Comment préparer une vente d’or dans les meilleures conditions ?
La préparation commence avant la visite chez l’acheteur.
Il est utile de regrouper les bijoux, de séparer les objets présentant une valeur sentimentale, de conserver les certificats et d’identifier les pièces susceptibles d’avoir un intérêt historique.
Une collection de bijoux hérités ne devrait pas être considérée immédiatement comme un simple lot de métal.
L’estimation doit être suffisamment détaillée pour permettre de comprendre ce qui est acheté, à quel titre et à quel prix.
Pour les montres, monnaies rares et bijoux signés, une expertise spécialisée peut révéler une valeur supérieure à celle de la fonte.
Enfin, comparer plusieurs propositions permet d’évaluer le marché sans obligation de vendre.
L’avenir du rachat d’or en Suisse : recyclage, traçabilité et économie circulaire
Le recyclage des métaux précieux participe à l’économie circulaire.
L’or possède la particularité de pouvoir être récupéré, affiné et réutilisé sans perdre ses propriétés fondamentales.
Un bracelet ancien peut ainsi devenir une matière première destinée à la fabrication d’un nouveau bijou, d’un composant électronique ou d’un produit d’investissement.
Cependant, le recyclage doit être accompagné de procédures de traçabilité et de contrôle afin de limiter les risques associés à la provenance des métaux.
La qualité des circuits de collecte, les pratiques des raffineries et les obligations réglementaires jouent donc un rôle essentiel.
A se rappeler : l’or suisse, entre valeur économique et mémoire familiale
Le rachat d’or en Suisse ne doit pas être envisagé uniquement comme une opération permettant de convertir quelques grammes de métal en francs suisses.
Il concerne des objets qui ont parfois accompagné plusieurs générations, traversé des frontières, symbolisé des mariages ou constitué une forme d’épargne familiale.
L’évaluation d’une alliance, d’un Vreneli, d’une montre ancienne ou d’un bracelet hérité exige donc des approches différentes.
La meilleure décision est celle qui tient compte simultanément de la valeur du métal, de la valeur éventuelle de l’objet et de sa signification personnelle.
Une encyclopédie du rachat d’or doit finalement permettre à chacun de comprendre ce qu’il possède, d’identifier les différentes possibilités et de décider librement de conserver, transformer, transmettre ou vendre son patrimoine précieux.
